Retour au bercail dans les Highlands
Vidéo par : Traxx Media
De coach de l’équipe CFR aux pistes locales. Un retour aux sources.
Kenta Gallagher évolue entre deux univers du cyclisme. L’un est axé sur les résultats. L’autre nourrit l’âme.
L’un est constitué de parcours balisés de rubans, avec des conditions exigeantes, au service de la performance. L’autre se situe chez lui, à Inverness, où le vélo se résume à l’essentiel : le mouvement, le rire et la boue sous les pneus. Les cinq minutes du film « Normality » se déroulent dans ce deuxième univers.
Kenta est de retour depuis une semaine. Le changement est immédiat.
« Quand je suis ailleurs, je fais du vélo... mais je roule pour d’autres personnes », dit-il. « Quand je rentre à la maison... je fais littéralement ce que je veux. Sauter. Déraper. Toutes les considérations techniques disparaissent. Je passe du bon temps, tout simplement ».
Tout a commencé à Inverness. Logements sociaux. Ruelles étroites. Longs après-midi rythmés par le mouvement. « Les seules échappatoires à la maison étaient le vélo ou le football », se souvient-il. Les bosses de dirt jumping marquent encore le paysage de ses jeunes années. Les parcours ont pu changer avec le temps, mais le sentiment reste le même.
Ces premières sessions ont formé un rider qui a ensuite participé à la Coupe du monde de cross-country et de descente. Elles ont formé le coach technique qui travaille aujourd’hui au sein de l’équipe Cannondale Factory Racing, aidant les athlètes à perfectionner la position du corps, la lecture du terrain, le contrôle du freinage et le pilotage dans des conditions variables.
Le film est ancré dans ces origines.
Le berceau familial restaure l’énergie. La famille enracine et éclaire l’avenir. Les pistes familières ravivent une pratique instinctive. Des amis avec qui rouler sans puce chrono, sans classement ni structure. « C’est comme une bande de chiots qui s’amusent comme des fous dans un jardin en courant après une balle », dit-il à propos du groupe qui se réunit encore pour rouler.
Le film « Normality » montre une vie façonnée par les vélos, mais ancrée dans quelque chose de plus simple. Un retour au bercail. Il suffit de rouler pour renouer avec le sentiment qui a tout déclenché.
Les frontières entre le passé et le présent se confondent à Inverness. Des pistes familières. Des vieux copains. Des rues accueillantes. Un endroit qui lui permet de retrouver ses repères, chaque fois que ses roues revisitent ces pistes.
Pour Kenta Gallagher, la « normalité », c’est de rouler sur les sentiers qui ont fait ce qu’il est devenu.